Appel à contributions – n°32: L’entrepreneuriat et la jeunesse

Entreprendre & Innover, revue trimestrielle, va publier dans son numéro 33 un dossier spécial sur l’entrepreneuriat et la jeunesse.

Rédacteurs

  • Caroline VERZAT, Novancia Business School Paris
  • Olivier TOUTAIN, Burgundy School of Business

Depuis quelques années, l’entrepreneuriat fait l’objet d’un nombre étonnant d’initiatives, d’événements et de discours, dont une grande partie est adressée aux jeunes. Des enquêtes récentes montrent que les jeunes sont désormais majoritairement favorables à un développement de carrière entrepreneurial (Sieger and Zellweger, 2014, Khedri, 2016).

La promotion de l’entrepreneuriat s’est accélérée dans les 15 dernières années sous l’impulsion des directives européennes relayées par l’ensemble des gouvernements nationaux. En France, elle infuse transversalement cinq domaines de l’action publique (Trindade-Chadeau, 2014) : la politique de développement économique, la politique d’emploi, la politique de développement local, la politique de jeunesse et la politique éducative. Dans un contexte d’aggravation continue du chômage des jeunes depuis les années 80, un ensemble de programmes et d’incitations se sont succédés dans l’espoir que l’expérience entrepreneuriale soit préparée, voire intégrée dans la formation afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes (Rose, 2014, Verzat, Toutain, Trindade-Chadeau, 2017 à paraitre).

Au passage, un ensemble de transformations des rapports à l’éducation et au travail favorisent l’exacerbation des valeurs libérales de liberté mais aussi de réussite individuelle et d’entreprise privée, ainsi qu’une normalisation de l’incertitude… Ceci n’est pas sans susciter nombre d’interrogations vu la difficulté à positionner clairement les objectifs et compétences visés, les publics et âges auxquels il convient d’introduire l’entrepreneuriat, la/les pédagogie(s) adéquate(s), les rôles des différents intervenants, les débouchés réels, la réussite effective et plus généralement les philosophies, les imaginaires, et les idéologies sous-jacents. Un certain nombre de chercheurs ont commencé à questionner le sens de l’éducation entrepreneuriale dans notre société (Byrne et al., 2014; Fayolle, 2013, Champy-Remoussenard, 2015, Verzat et Toutain, 2015, Tanguy, 2016).

Ce dossier de la revue Entreprendre et Innover est l’occasion de prolonger le débat en explorant notamment les questions suivantes :

  • La « méthode entrepreneuriale » de Sarasvathy and Venkataraman (2011) semble faire appel à une nouvelle manière d’apprendre (Verzat et Toutain, 2014). A quelles conditions peut-elle (re)motiver les jeunes dans leur parcours d’apprentissage ? Est-ce lié aux objectifs visés en termes d’esprit d’entreprendre au sens large ou de création d’entreprise ? A quel âge est-il raisonnable de démarrer une telle formation ? Existe-t-il des prérequis en termes de dispositions initiales, de niveaux de départ,… ?
  • A quelles conditions, les enseignants habitués à une pédagogie transmissive ou éloignés du monde économique peuvent-ils « apprivoiser » l’entrepreneuriat ? L’introduction de nouveaux acteurs, notamment entrepreneurs, au côté des enseignants transforme-t-elle la gouvernance des écoles et le but d’apprentissage ? Quelles en sont les conséquences ?
  • Comment l’apprentissage ou la pratique de l’entrepreneuriat contribuent-ils à l’insertion professionnelle des jeunes ? Grâce à quel(s) moyen(s) les dispositifs de formation en entrepreneuriat développent-ils l’employabilité des jeunes ? La figure entrepreneuriale génère-t-elle de nouveaux modèles de conception du travail chez les jeunes ? L’entrepreneuriat est-il accessible à tous les jeunes indépendamment de leurs origines sociales ? Un accompagnement spécifique leur est-il nécessaire ?
  • Dans quelle(s) mesure(s) l’idéal entrepreneurial entretient-il un imaginaire social présentant des valeurs et des idéaux d’inspiration néo-libérale (Giust-Desprairies et Faure, 2014) auxquels les jeunes peuvent s’identifier et adhérer ? Quelles sont les faces cachées de cet imaginaire ?

Consignes aux auteurs

Vous trouverez l’intégralité des consignes sur le site de la revue : https://revueentreprendreinnover.files.wordpress.com/2011/05/consignes-aux-auteurs-ei-janvier-2014.pdf

Les textes sont attendus au format Word, police « Arial », corps 12, en double interligne, avec des pages numérotées. Les articles comprendront entre 18 000 et 22 000 signes ; les résumés de livres ne dépasseront pas 12 000 signes.

Vous pouvez communiquer vos propositions par e-mail aux rédacteurs du numéro spécial :

  • Olivier Toutain: toutain (at) bsb-education.com
  • Caroline Verzat: cverzat (at) novancia.fr

Ligne éditoriale

La revue Entreprendre et Innover est une revue de vulgarisation de haut niveau dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation édité par DeBoeck Université. Son ambition est de mettre à la portée d’un lectorat de cadres, entrepreneurs, professionnels des réseaux de création d’entreprises et dirigeants d’entreprises, des articles originaux, solides sur le plan scientifique ou innovants sur le plan des idées exprimées, sans s’accaparer des oripeaux des publications académiques. La revue est ouverte à TOUTES les disciplines et à TOUS les points de vue qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans la mesure où cette revue s’adresse en priorité à des praticiens, nous restons attentifs à ce que les contributions aient une préoccupation d’applications pratiques, d’implications entrepreneuriales et/ou de recommandations en matière politique.

Dans cet esprit, les contributions devront :

  • avoir une section faisant explicitement référence à ces préoccupations : le lecteur doit toujours pouvoir se dire en fin de lecture : et alors ? en quoi cet article m’aide à agir ou à mieux réfléchir pour mon action future ?
  • adopter un langage plus concret et opérationnel qu’il n’est d’usage dans les revues académiques : la théorie ne doit pas être absente mais vulgarisée, c’est-à-dire traduite en termes simples. Les concepts abstraits doivent être explicités et/ou illustrés par des exemples pratiques.
  • ne pas accumuler les références scientifiques : le but est de choisir quelques auteurs de référence utiles pour comprendre le propos, non de montrer l’exhaustivité de la littérature académique sur le sujet. Les références scientifiques doivent être exclusivement citées grâce aux notes de bas de page.

Échéancier

Les dates principales à retenir sont :

  • 01/03/2017 : Soumission des textes originaux
  • 01/04/2017 : Retour vers les auteurs
  • 15/05/2017 : Date limite d’envoi des textes révisés
  • 15/07/2017 : Publication du numéro

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s